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Nos biodéchets méritent mieux que la poubelle !

Mis à jour : juin 22


Le Centre multifillières d’Échillais a l’autorisation d’incinérer 69 000 tonnes de déchets chaque année. Et nous tous les lui fournissons. Le coût de ce traitement est monstrueux : 342 € la tonne, soit une vingtaine de millions d’euros par an. C’est plus de la moitié du budget de nos communautés de communes qui part en fumée ! Et quelle fumée !

Pourtant, nous, les citoyens, avons le pouvoir le réduire ce volume et donc cette somme extravagante.

En effet, on trouve encore des matières recyclables dans les ordures ménagères (poubelles grises ou noires) qui partent à l’incinération : plastiques, papiers, cartons, et même du verre et des coquilles d'huîtres qui brûlent pourtant très mal. Avec un tri de nos déchets plus rigoureux, nous pourrions au moins diviser par 3 le coût de tous ces traitements.

Aujourd’hui, nous devons nous préoccuper des biodéchets (épluchures de cuisine) qui représentent environ un tiers des ordures ménagères et dont le tri à la source deviendra obligatoire fin 2023 (code de l’environnement, loi AGEC du 10 février 2020). Composter ces biodéchets reviendrait à réduire d’un tiers le budget dépensé dans l’incinération des ordures ménagères, chaque année, tout en responsabilisant les citoyens devant leur production de déchets. Le compostage ne coûte pratiquement rien une fois mis en place : le traitement passe alors de 342 € la tonne à presque 0 €, pour un tiers du volume traité. Imaginons l’économie réalisée. Imaginons le transfert de cette somme vers des activités qui manquent de moyens actuellement !

En plus de fertiliser les sols, le compostage développe l’économie locale de la filière avec des avantages environnementaux (moins de camions qui circulent), économiques (donc !) et sociaux (on produit et on gère quelque chose, ensemble). Les Vals de Saintonge, gérés par le syndicat mixte Cyclad, expérimentent depuis 2020 le tri des déchets biodégradables ; comme la CdC Aunis Sud, depuis 2017 ; la CdC de l'Ile d'Oléron installe en ce moment des composteurs partagés sur la voie publique ; tout le quartier de Port Neuf à La Rochelle est déjà équipé et trie ses épluchures de cuisine ; la ville de Lorient collecte ses matières organiques depuis... 20 ans ! Et tant d’autres... Pourquoi pas nous ?

L’agence d’Etat de la transition écologique (ADEME) propose des aides (études, investissements, financement d’équipement etc) en s’appuyant sur ce qui se fait déjà ailleurs. De nombreuses associations nationales proposent un accompagnement dans cette transition (Compostplus, AMORCE, etc). Composteurs individuels ou partagés, collectes, chaque communauté est libre de choisir le format qu’elle souhaite pour sensibiliser ses citoyens.

Tout est prêt pour la mise en place du tri de nos biodéchets, alors pourquoi attendre ?

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